Un coup de pouce pour nos oiseaux cet hiver !

Quand le gel s’installe et que le sol durcit, trouver à manger devient un défi quotidien pour les oiseaux. À Saint-Nicolas, nous avons la chance de compter de nombreux terrils, devenus de précieux refuges pour nos colocataires du ciel, notamment en hiver. Nos jardins peuvent prolonger ces refuges et former, avec eux, un véritable réseau d’accueil. Nourrir est un beau geste, à condition de le faire correctement : voici les conseils de la SRPA de Liège.

Faut-il nourrir les oiseaux ?

Les oiseaux sauvages savent se débrouiller et le nourrissage n’est pas indispensable à la survie des espèces, mais il aide réellement les individus lors des gels prolongés ou de la neige. C’est aussi un merveilleux moment d’observation à partager avec les enfants. Il ne remplace cependant pas un environnement riche en haies, en lierre et en arbustes à baies.

Quand commencer, quand arrêter ?

  • De novembre à mars environ.
  • Soyez régulier : les oiseaux s’habituent à leurs points de ravitaillement et comptent sur eux ; n’interrompez pas le nourrissage en plein hiver.
  • Au printemps, diminuez progressivement les quantités, puis arrêtez quand la nature offre à nouveau insectes, graines et fruits.

Que donner ?

À DONNER (chaque espèce a ses préférences : variez !) :

  • Graines de tournesol : mésanges, pinsons, verdiers
  • Millet : moineaux, accenteurs mouchets
  • Flocons d’avoine : rouges-gorges
  • Cacahuètes nature, non salées ni grillées : mésanges, sittelles, pics
  • Boules de graisse sans filet plastique : mésanges
  • Pommes, raisins secs : merles, grives
  • Petites quantités, de quoi être consommées dans la journée

À NE PAS DONNER :

  • Pain, restes de repas, riz cuit
  • Aliments salés ou épicés
  • Lait
  • Graisses cuites ou rances

À ÉVITER :

  • Filets en plastique pour les boules de graisse (les pattes peuvent s’y prendre)
  • Excès de nourriture, qui attire rats et souris
  • Nourrir en été ou sans discernement

Quelle mangeoire et où l’installer ?

  • Modèles : plateau ou mangeoire à toit, distributeur à graines, support pour boules de graisse. Plusieurs mangeoires dans un même jardin limitent les bousculades et la concentration d’oiseaux.
  • Emplacement : à l’abri du vent, dégagé pour voir venir le danger, près d’un buisson où se réfugier, hors de portée des chats.
  • Vitres : placez des autocollants sur les baies vitrées pour éviter les collisions.

Hygiène : le conseil essentiel

  • Brossez la mangeoire à l’eau chaude chaque semaine (un peu de vinaigre blanc peut aider), séchez-la bien.
  • Retirez les graines humides ou moisies et les fientes accumulées : quand les oiseaux se regroupent, les maladies circulent vite, comme la trichomonose (maladie parasitaire mortelle !) chez les verdiers et les pinsons.

L’eau est vitale !

Une coupe d’eau propre, pas trop profonde (!) renouvelée chaque jour et à l’abri du gel, est aussi précieuse que la nourriture : les oiseaux y boivent et s’y baignent. Jamais de sel ni d’antigel !
Un oiseau en détresse ?
Placez-le délicatement dans un carton aéré, au calme et à l’obscurité, sans lui donner ni à boire ni à manger. Contactez ensuite le centre CREAVES (Centre de Revalidation des Espèces Animales Vivant à l’État Sauvage) le plus proche.

Bien entendu, la SRPA de Liège reste à votre disposition pour toute question !